Charnelle Québec

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La suite — 2 nouvelles histoires chaque semaine — t'attend sur mon OnlyFans. 🔥

Épisode 1 : Notre premier trip à 3 avec une autre fille.

Moi, c'est Sophie. J'suis une femme de 34 ans. Mère de deux beaux enfants. En couple avec mon chum depuis dix ans.

Belle apparence, j'fais attention à moi, quelques vergetures mais sinon j'ai un beau body pour mon âge.

On a chacun une belle job, une belle maison. Chacun un char neuf, pour vrai, on est chanceux, la vie est belle, pour vrai.

Mais depuis quelques mois, ouin... ma libido est en baisse mettons, je m'en suis moi-même rendu compte. Comme si mon corps s'était mis en mode pause. Les journées sont pleines. Les enfants qui me grimpent dessus du matin au soir. Le travail. Les lunchs. Le lavage. Pis le soir, quand je me couche, j'ai juste envie de dormir. Chow-Bye! C'est pas que je l'aime moins, lui mon chum. C'est que j'ai pu de place pour le désir on dirait. Comme si quelqu'un avait fermé la switch sans me le dire.

Pis un soir, y me l'a dit. Doucement. En me tenant contre lui. Qu'y me trouvait moins colleuse, depuis un p'tit bout. Ça m'a fait mal. Pas parce que c'était méchant. Parce que c'était vrai. J'ai senti les larmes me piquer les yeux. Je me suis collée plus fort. Comme pour m'excuser sans mots.

Un soir, après avoir couché les enfants, y me propose d'écouter de la porn sur son cell. Avec lui. Dans le lit.

J'y ai dit : ben oui, pourquoi pas!

On s'est collés sous les couvertes. La lumière bleue du cell qui dansait sur nos faces. Y avait de quoi d'interdit là-dedans. Ça m'excitait déjà. Comme deux ados qui regardent de quoi en cachette. Son bras autour de mes épaules. Sa main jouait dans mes cheveux.

Pis là, en défilant pour trouver de quoi qui nous allume, on s'est mis à jaser. De ce qu'on regarde chacun de notre bord quand l'autre est pas là. Mon coeur battait fort. J'avais chaud dans le cou. C'est gênant et personnel.

J'y ai avoué que moi, j'aimais ça regarder deux filles ensemble. J'suis pas lesbienne, là. J'aime ben trop les hommes pour ça. Mais ça m'excite. C'est tellement sensuel. Deux filles qui se touchent, qui se caressent, qui s'embrassent. La douceur. La lenteur. Les soupirs. Awww

J'aime pas les grosses porn stars, fausses boules trop grosse, les grands ongles... Yark!

Moi, j'aime mieux les scènes romantiques. Ou les vidéos amateurs où tu sens qu'y baisent pour vrai. Où tu vois que la fille a du plaisir pour vrai. Pas juste pour la caméra. Pas juste pour les gars.

Y m'écoutait sans dire un mot. Je sentais son corps se tendre contre le mien. Ça se voyait. Y bandait dur contre ma hanche. Le savoir excité par mes mots... ça m'a envoyé une vague de chaleur direct en bas du ventre.

Lui, y m'a dit qu'y regardait plein d'affaires. Mais qu'y aimait ben les trios 2 filles 1 gars. Le sexe « hard », c'est pas trop son truc non plus. Y'aime ça quand c'est le fun. Quand tout le monde a du plaisir.

« On devrait se trouver une fille pis faire un trip à trois », j'y ai lancé. Le coeur dans la gorge.

Y me dit : « Pour vrai? » Sa voix avait changé. Plus grave.

J'y dis : « Peut-être. »

On a trouvé une vidéo. On l'a écoutée... on l'a jamais finie. J'ai senti sa main glisser sous mon chandail. Ses doigts rugueux sur ma peau. Pis tout a déboulé. On a baisé fort. Comme avant. Comme dans le temps où on se dévorait sur le divan sans regarder l'heure. Ouff, la passion! Tsé le genre de soirée où y fait tout pour moi. Sa bouche partout. Pis que moi je fais pareil pour lui. À le rendre fou. J'ai joui deux fois. C'est rare. La deuxième je l'ai attendu et on est venu ensemble.

Fuck que c'était bon. J'en tremblais encore après.

Ça a rallumé la flamme. Je l'ai senti, cette nuit-là, dans mon ventre. Quelque chose qui se réveillait.

*   *   *

Deux-trois jours plus tard. On finissait la bouteille de vin après avoir couché les enfants. La maison était silencieuse. Les petits dormaient en haut. Juste nous deux. Les pieds emmêlés sous la table.

Mon chum me dit : « Ça te tente-tu d'aller souper au resto vendredi soir? Pis peut-être aller prendre un verre ou 8 en quelque part après? On pourrait peut-être partir en cruise ensemble. »

« Haha ben oui » Ma voix a sorti plus aiguë que je voulais. Mon coeur s'est mis à battre.

Ce soir-là, on en a parlé. Pis parlé. Pis reparlé. Jusqu'à tard dans la nuit, collés dans le lit. De ce qu'on aimerait si jamais ça arrive. De ce qu'on aimerait pas. De ce qui est interdit. Les règles. Les limites. Le mot pour arrêter. Sans s'en rendre compte, on organisait ça dans nos têtes. Pis rien que d'en parler, j'étais mouillée. Pour vrai.

Vendredi soir arrive, enfin! Maudit que j'avais hâte. La semaine avait été longue au travail. J'ai passé la journée distraite. À penser à ce soir. Le ventre noué d'excitation. Comme une ado avant son premier rendez-vous.

On s'est préparés. On s'est mis beaux. Parfum — dans le cou, derrière les oreilles, là où y'aime m'embrasser. Je me suis rasée. Partout partout lol. J'ai choisi ma robe noire. Celle qui me fait des belles fesses.

Quand mon chum a sorti de la douche, les cheveux encore mouillés, y m'a fixée de la tête aux pieds. Y m'a dit que j'étais belle pis que j'sentais pas mal bon. Son regard me disait le reste.

Y a serré les dents. Ça part ben une soirée, ça. J'avais des frissons partout.

Bon, go, en route! On s'en va porter les enfants chez ma mère. Dans l'auto, y'a pris ma main. Y l'a gardée tout le long sur ma cuisse. Nos pouces se caressaient. On se disait rien. Mais on pensait à la même affaire. C'était évident.

On est allés à notre resto préféré. P'tit drink. Bouteille de rouge. La chandelle qui vacillait entre nous. La soirée coulait. On jasait de plein de sujets. Mon chum m'a fait rire toute la soirée. Le genre de rire qui fait mal aux joues. Le vin me réchauffait de l'intérieur. Je me sentais belle. Légère. Désirée. Maudit que je l'aime, lui.

Le souper fini, on marche jusqu'au p'tit pub pas trop loin. Pour un autre p'tit drink. Main dans la main dans l'air frais du soir. Ce soir, on revient en taxi, c'est clair, lol. Ça arrive pas souvent, astheure. Ce genre de soirée en amoureux. Juste nous deux. Pas d'enfant, pas de cadran le lendemain.

On commande une bouteille de rouge. On discute. L'ambiance est bonne. Feutrée. Bonne musique. Festive. Les lumières sont basses. Y'a comme un bourdonnement joyeux dans la place.

En allant aux toilettes, je vois Véronique. Une ancienne collègue de travail avec qui je m'entendais super bien. Châtaine. Cheveux aux épaules. Lunettes noires. Un beau sourire. Des dents blanches. À peu près mon âge. On s'est sauté dans les bras en criant. Comme si on s'était pas vues depuis dix ans.

Parle parle, jase jase... je retourne voir mon chum pis elle me suit. Je la lui présente. On commence à jaser. La conversation coule toute seule. On rit. On se raconte nos vies. On l'invite à partager la bouteille avec nous : « Une autre coupe, s'il vous plaît! »

À un moment donné, elle part aux toilettes. Mon chum se penche vers moi. La voix basse : « Est vraiment gentille, pas laide non plus... pis elle sent bonne, elle aussi. »

J'allume!

J'avais même pas fait le lien qu'y pourrait se passer quelque chose avec elle. Mais y venait de semer quelque chose en moi. Une petite graine chaude. Juste en bas du ventre.

Quand elle est revenue, bizarrement, je la regardais plus de la même façon. Tout d'un coup, je voyais sa bouche quand elle riait. La bretelle de sa camisole qui glissait sur son épaule. Ses yeux qui brillaient.

C'est vrai qu'elle avait un p'tit quelque chose de... sexy. Des belles formes. Camisole bien ajustée...

NON BON! J'ai détourné les yeux en me mordant la lèvre. Pour pas rire toute seule comme une niaiseuse.

La soirée continue. Les verres s'additionnent. Les shooters aussi. Le vin me rendait audacieuse. La tête légère. Le corps lourd d'une chaleur que je connaissais bien.

La place tamise encore plus les lumières. La musique monte. La soirée va bon train. Faut se rapprocher pour bien se parler. Nos genoux se touchent sous la table. J'haïs pas ça. Elle a tellement un beau sourire. Mon chum, lui, nous regarde avec des yeux... des yeux... y nous mange TELLEMENT des yeux. Le voir nous regarder comme ça, ça m'a fait quelque chose. Comme si son désir à lui nourrissait le mien.

Peut-être à cause de l'alcool, je sais pas. Mais depuis quelques minutes, à chaque fois qu'elle s'approche pour me parler, son souffle chaud contre mon oreille, elle me touche de la main. Mon bras. Mon épaule. Ma cuisse. Juste une seconde. Ça me fait frissonner. Tsé. Le genre de toucher qui finit en caresse. Après plusieurs fois, la chair de poule sur les bras, je commence à lui rendre l'appareil. Ma main sur son genou. Un peu plus haut.

Sa peau est tellement douce.

*   *   *

Y est dix heures. Le DJ commence sa soirée. Wow, que la musique est bonne! La basse nous rentre dans le chest. Toutes des tounes de notre temps. Celles sur lesquelles on a dansé collés quand on s'est connus. L'odeur de la machine à fumée emplit la place. On se ramasse sur le plancher de danse. On danse collées, tsé. Comme les filles savent le faire pour faire allumer leur mec! Nos hanches se frôlent. La sueur commence à perler dans mon cou.

En dansant face à face, nos visages si proches que je sens son souffle, on s'approche comme si on allait s'embrasser. Mais on bifurque de côté à la dernière seconde. Juste pour s'allumer. Le jeu me rend folle. Le désir qui monte. Qui monte. Sans jamais se satisfaire. Maudit qu'est belle.

Mon chum nous rejoint. Y se colle à moi par-derrière. Sa chaleur dans mon dos. Ses mains sur mes hanches. C'est magnétique. Nous trois, collés, qui bougeons ensemble sur la musique. On sent la tension. Épaisse. Électrique. Comme avant un orage.

Sensuellement, je lui chuchote à l'oreille. Ma bouche presque contre sa peau : « T'es-tu encore avec ton chum? »

« Non. Libre comme l'air depuis trois mois. » Son souffle me chatouille le cou. J'ai des frissons.

Je me tourne vers mon chum. Je lui dis : « Est célibataire. » Y me regarde. Y lève les sourcils. Je vois ses lèvres dire « wow ». Y me dit, la voix rauque : « Ton call. Moi, j'suis all in. » Mon ventre se serre. C'est moi qui mène. C'est moi qui décide. Pis ça m'excite encore plus.

Toujours en dansant, nos corps qui se touchent, je lui demande ce qu'elle cherche comme rencontre dans sa vie de célibataire. Du sérieux ou juste s'amuser? Elle me répond, les yeux dans les miens : « Ouverte à tout. »

« Tout? » Ma voix tremble un peu.

« TOUTE! »

« T'es vraiment belle! »

Fuck, j'ai tu dit ça moi!?! Non! Les mots sont sortis tout seuls. Portés par le vin pis le désir. J'ai senti mes joues brûler.

Elle sourit. Un sourire lent, qui en dit long. Elle me prend par la main. Elle me tire vers les toilettes. Mon chum nous suit. Mon coeur bat tellement fort que j'ai peur qu'y l'entendent.

On entre dans une cabine. C'est petit. On est collés. Je sens la chaleur de leurs deux corps contre le mien. L'air sent le savon pis le parfum. Mon chum dit, la voix basse : « On fait quoi? »

J'approche mes lèvres des siennes pis je l'embrasse doucement. Le temps s'arrête. Sa bouche est douce. Elle goûte le vin pis le rouge à lèvres. Mon chum regarde le spectacle. Je sens son regard sur nous comme une caresse. Nos langues dansent ensemble. Hésitantes d'abord. Puis plus sûres. Comme si c'était pas la première fois.

Y s'approche pis nous rejoint. Nos trois bouches ensemble. Comme on l'avait tant imaginé, étendus dans notre lit à en parler. En fait, c'était tellement mieux. La réalité a un goût que l'imagination n'a pas. Les mains de mon chum caressaient mon dos pis le sien. Fermes. Chaudes. Moi, j'avais juste une chose en tête : caresser doucement ses seins. Comme moi j'aime me le faire faire. Lentement. En prenant le temps.

J'ai pris sa main. Doucement. Pis je l'ai dirigée sur le sexe de mon chum. Y commençait déjà à bander. Dur contre son jeans. Comme pour lui dire : c'est correct. On est correct. T'es la bienvenue ici. J'ai senti sa main se refermer. Hésitante puis plus assurée. Pis une décharge m'a traversée. La voir le toucher, c'était comme si c'était moi. En double. Wow!

On a reculé nos têtes pour se regarder. Les trois. Le souffle court. Les yeux brillants. Mon chum dit : « On call un taxi pis on va prendre un verre à maison? »

Elle : « Ça pourrait être le fun. » Son sourire disait : j'ai hâte.

Trente minutes plus tard, on arrivait à la maison. Le taxi m'a paru durer une éternité. Nos cuisses collées sur la banquette arrière à discuter...

*   *   *

Mon chum : « On boit quoi? »

Moi, la bouche pâteuse : « J'ai comme pas soif. »

Elle : « Moi non plus. » On se regarde pis on rit nerveusement. On sait très bien de quoi on a soif.

Mon chum s'approche de nous. Y tend les bras. Y nous agrippe. Y nous rapproche de lui, une de chaque côté. Y dit : « De quoi qu'on parlait déjà, dans les toilettes? » On éclate de rire en se collant sur lui. Nos corps qui se pressent contre le sien. Y nous serre fort. Je me sens petite. En sécurité. Pis complètement électrique en même temps.

Elle passe une main dans mes cheveux. Elle replace une couette en arrière de mon oreille. Un geste tendre qui me fait fondre. Elle lance un : « T'es belle! » Elle s'approche pis m'embrasse dans le cou. En partant du bas en remontant tranquillement vers mon oreille. Lentement. Chaque baiser me fait frissonner. Ma peau se couvre de chair de poule. Le bruit de ses baisers.

Mon chum, de son côté, lui dit, la voix grave : « Recommence. » Au même moment, de son côté à lui, y me fait la même chose. Sa bouche chaude dans mon cou. De l'autre bord. Le bruit de leurs bouches à me donner des baisers dans le cou, en même temps, des deux côtés, fait monter mon excitation en flèche. J'suis prise en sandwich entre leurs désirs. J'ai jamais rien ressenti d'aussi bon. Mes seins sont lourds. Mes mamelons durcissent contre ma robe.

Moi : « Ouff, c'était malade, ça! » Ma voix sort tout croche.

Elle : « Ah oui. »

Moi, à mon chum, en le regardant droit dans les yeux : « On le fait. »

Elle ferme les yeux. Comme si elle s'abandonnait. Pis on s'exécute. Sa peau est tellement douce. Chaude. Légèrement humide de sueur. Sous mes doigts, elle est vivante. Elle tremble un peu. Elle sent bon.

Je me déplace en arrière d'elle. Mon chum, lui, en face d'elle. Je sens son dos contre ma poitrine. Sa chaleur à travers nos vêtements.

Y s'embrassent. Lentement. Profondément. Moi, je m'occupe d'enlever sa camisole. Je la soulève doucement par-dessus sa tête. J'enlève ma robe aussi. Je suis en sous-vêtements. Peau contre peau, enfin. Je passe mes mains sur ses hanches. Je sens ses courbes sous mes paumes. Jusqu'au bouton de son jeans.

J'suis tellement excitée. Tellement mouillée. Ma culotte est trempée. Ça fait des heures que ça monte. J'aime ça.

Debout dans la cuisine à côté de l'îlot, je déboutonne son jeans. Pis je baisse doucement sa fermeture éclair. Dent par dent. Le son me fait vibrer.

Tic...Tic...Tic...

Je glisse doucement ma main dans son jeans. Mon chum m'embrasse au même moment. Sa langue contre la mienne pendant que ma main explore. Elle, sa tête part par en arrière. Elle se colle sur mon épaule. Elle soupire contre mon cou.

J'suis restée surprise de voir qu'elle portait rien dans son jeans. Pas de string, rien! Juste sa peau chaude contre ma main. L'audace de ça m'a traversée comme un éclair.

J'ai touché immédiatement à son excitation. Douce. Glissante. Brûlante. Je m'attendais pas à ça. Pas si vite. Pas si fort. Pas autant.

Elle était très mouillée. C'est vrai que ça faisait plus d'une heure qu'on s'allumait. Qu'on se frôlait. Qu'on se voulait sans se le dire.

Son clitoris était déjà allumé, lui. Déjà dur. Gorgé de sang. Qui palpitait sous mon doigt. J'ai fait des petits cercles lents. Comme j'aime qu'on me fasse. Je l'ai sentie se cambrer contre moi.

Je me sentais tellement femme. Puissante. Désirante. Désirée. La vibe était parfaite. Comme si l'univers avait tout aligné pour ce moment-là.

Sans même y penser, j'ai sorti ma main doucement de son jeans. J'avais juste une idée en tête : je voulais la goûter. Enfin. L'envie était physique. Animal. Irrépressible. Comme une faim.

C'est pas quelque chose qui m'écoeure. Au contraire, même.

Souvent, quand je me sens « horny » pis que je me masturbe, seule dans le lit pendant qu'y dort, j'aime me goûter. Lécher mon jus sur mes doigts en m'imaginant celui d'une autre. En m'imaginant que c'est pas ma main.

Mais là, c'était réel. J'ai porté mes doigts à ma bouche. Lentement. En les regardant. Les deux m'ont vue faire ce geste. Leurs yeux écarquillés. Leurs souffles coupés. Le goût d'elle sur ma langue : salé, doux, glissant, enivrant. J'ai fermé les yeux pour mieux le savourer.

« C'est ma première fois avec une fille, » j'ai murmuré. La voix tremblante. « Je vais me souvenir longtemps de toi. On oublie jamais la première fois. »

Mon chum nous prend par la main. Une dans chaque main. Pis nous amène vers notre chambre. Mes jambes sont molles. Mon coeur bat dans mes tempes. La porte de la chambre s'ouvre comme une promesse.

*   *   *

La chambre est dans la pénombre. Juste la petite lampe allumée sur la table de chevet. Une lumière jaune, douce. Le lit est défait. On l'avait pas refait à matin. Comme si on avait su.

Mon chum nous lâche les mains pis recule d'un pas, au pied du lit. Y nous regarde, Véro pis moi. La respiration courte. « Allez-y, » y dit. La voix rauque. « Allez-y, amusez-vous »

Véro me fait face. Sa poitrine se soulève vite. Elle est nerveuse. Moi aussi. Mon coeur cogne tellement fort que j'suis sûre qu'elle l'entend. On se regarde. Ma robe pis sa camisole sont restées sur le plancher de la cuisine. On est en soutien-gorge toutes les deux. La poitrine qui se soulève vite.

Je caresse ses seins avec les miens. C'est tellement cochon.

Sans un mot, je glisse mes mains dans son dos. Je trouve la petite agrafe. Entre mes doigts qui tremblent un peu. Clic. Les bretelles glissent lentement sur ses épaules. Le tissu tombe à ses pieds. Ses seins sont petits. Fermes. Les mamelons déjà durs, pointés vers moi. J'ai juste envie de les prendre dans ma bouche.

J'ai hâte d'y goûter.

Je m'approche. Je l'embrasse dans le cou. Je descends lentement. Je prends un mamelon entre mes lèvres. Doucement. Je le roule sur ma langue. Je le suce tranquillement. Elle soupire. Fort. Ses mains s'agrippent à mes épaules. Ses ongles qui s'enfoncent un peu. « Oh mon Dieu, mais qu'est-ce qui se passe... c'est tellement bon! »

Derrière moi, j'entends mon chum qui se déshabille. Son chandail qui tombe. Sa ceinture. Son jeans. Y s'approche. Nu. Y se colle à mon dos. Je sens ses doigts habiles dans mon dos. Y défait mon soutien-gorge à son tour. D'un geste sûr. Comme y'a fait mille fois avant. Sa peau chaude contre la mienne. Son sexe dur qui se presse contre mes fesses. Ses mains remontent sur mes hanches, sur ma peau chaude. « T'es tellement belle, » y murmure contre mon oreille. Pis y mordille le lobe. Doucement.

Véro me regarde. Les yeux brillants. La bouche entrouverte. Je descends à genoux devant elle. Lentement, je baisse son jeans le long de ses jambes. Elle est nue devant moi. Complètement offerte. J'ai le souffle coupé.

Sa chatte est bien épilée, lisse. Son excitation se voit à oeil. Elle se couche sur le lit. J'écarte doucement ses cuisses. Mon chum me dit : « Mange-la comme t'aimerais te faire manger. » Je m'approche lentement. J'embrasse doucement son sexe. Elle sent la femme. Elle sent…bonne. Ça m'excite. Ma langue trouve son clitoris. Dur. Brûlant. Je le lèche lentement. De haut en bas. En prenant tout mon temps. Elle est sucrée. Salée. Elle goûte le désir. Ses mains s'enfoncent dans mes cheveux. Elle gémit. Ses hanches qui bougent contre ma bouche. Qui en veulent plus.

« Sophie... Ah oui, c'est bon... »

Derrière moi, mon chum s'agenouille. J'sens ses mains sur mes fesses. Y glisse ma petite culotte sur le côté. Pis sa bouche. Oh mon Dieu, sa bouche. Il fait quoi? Il me lèche par-derrière pendant que moi je lèche Véro. J'ai jamais rien senti d'aussi complet. Sa langue sur moi. Ma langue sur elle. Nos gémissements qui se mélangent. J'suis en train de la faire jouir avec ma bouche. Pis lui est en train de me rendre folle avec la sienne. C'est tellement bon.

Je la sens qui s'en vient. Son corps qui se tend sous ma bouche. Sa respiration qui s'accélère. Saccadée. Haletante. Ses mains s'enfoncent plus fort dans mes cheveux. Elle tire un peu. Ça fait mal.

« Ça s'en vient... oh fuck, j'vais venir... je viens... »

Pis ça la frappe. Son dos qui se cambre. Violemment. Comme si un courant électrique la traversait. Un cri. Pas étouffé, cette fois. Un vrai cri qui remplit la chambre. Oh que j'ai aimé l'entendre jouir. Ses cuisses qui se resserrent autour de ma tête. Qui m'emprisonnent. Qui tremblent contre mes oreilles. Son corps qui se secoue. Vague après vague. Ses hanches qui se soulèvent du matelas. Qui retombent. Qui se soulèvent encore. Comme si elle pouvait pas rester en place.

Et le goût d'elle. Oh mon Dieu. Le goût d'elle qui explose sur ma langue. Pas un jet comme dans les films. Ça coule. Abondant. Chaud. J'en ai plein la bouche. Plein le menton. Ça dégouline entre ses fesses.

Une tache sur le lit.

J'en avale. Ça goûte meilleur que du sperme. Moins fort. Je m'en fous! J'en perds pas une goutte. Ma langue qui continue. Doucement. À travers ses spasmes. Jusqu'à ce qu'elle devienne trop sensible. Jusqu'à ce qu'elle me repousse faiblement en gémissant : « Arrête... j'peux plus... Attends... »

Elle reste là fragile. Le corps qui tremble encore par coups. Des frissons qui la traversent de la tête aux pieds. Ses yeux sont fermés. Sa bouche entrouverte. Sa poitrine qui se soulève à toute vitesse. Elle est... démolie. Magnifique.

J'ai jamais été aussi excitée de ma vie. Moi, une fille ordinaire de 34 ans, une mère de famille, je viens de faire jouir une femme avec ma bouche. Pis de la voir se défaire comme ça, à cause de moi, ça m'a allumée plus que n'importe quoi. J'en tremble moi aussi. Ma propre excitation qui me brûle entre les cuisses.

Je me relève. La bouche encore pleine de son goût. Je me tourne vers mon chum. Y me regarde comme si j'étais la femme la plus désirable du monde. Y m'embrasse. Un baiser profond. Affamé. Y goûte Véro sur mes lèvres. Ça le rend fou.

« Viens ici, » y dit.

Y s'allonge sur le dos au milieu du lit. Je monte sur lui. Je le prends en moi d'un coup. Y'est dur comme du bois. La sensation me coupe le souffle. Je commence à bouger. Lentement. En le regardant dans les yeux. Véro s'allonge à côté de nous, sur le flanc. Elle me caresse le dos. Les fesses. Elle se penche pour embrasser mes seins pendant que je bouge sur lui. Sa bouche chaude sur mes mamelons puis sur mon clito. Ses mains partout sur moi. Lui en moi. Profond. Elle qui me mange en même temps. C'est trop. C'est parfait. C'est tout en même temps. J'veux plus jamais que ça arrête.

Je sens que ça monte. Que ça monte. Cette vague qui part du bas du ventre pis qui envahit tout. J'agrippe les draps. Je mords dans mon poing pour pas crier trop fort. Pis ça explose. Mon corps qui se contracte autour de lui. Vague après vague. En criant son nom à lui. Pis le sien. Mélangés.

Il est sorti de moi en glissant, tout luisant. Sa queue était trempée de mon jus — avec moi, pas besoin de condom — elle reluisait dans la lumière jaune de la chambre. Véro l'a regardée, pis elle s'est mordillé la lèvre.

— Là, c'est à son tour, qu'elle a soufflé.

Elle s'est penchée pis elle l'a pris dans sa bouche. Pas au complet, juste le bout, en le suçant doucement. Elle le goûtait. Elle goûtait mon jus sur lui, pis elle a gémi doucement autour de sa queue. Ça m'a donné un coup de chaleur en bas du ventre.

Moi, j'étais pompette. Le vin, la nuit, tout me montait à tête. Je me suis approchée pis je l'ai pris à mon tour. On se le passait, une langue après l'autre. Véro en dessous, moi sur le dessus. Nos bouches se frôlaient autour de lui.

Elle lui léchait les testicules.

Moi je le suçais.

Pis là, il a commencé à respirer fort. Ses mains ont trouvé nos têtes. Il les a agrippées. Fort. J'aimais ça.

— Continue, qu'il a grogné.

Je l'ai pris au fond de ma gorge. Son corps a bandé d'un coup. Tremblotant.

Il a joui. Fort. Des jets chauds, qui me remplissaient la bouche, un après l'autre. J'ai tout avalé. Ou presque. Parce que je sais qu'il aime ça, pis quand j'suis pompette, j'ai envie de lui faire plaisir jusqu'au bout, jusqu'à la dernière goutte. Comme y aime.

Il tremblait encore quand il s'est retiré. Il m'a regardée, les yeux dans le vague.

— Wow, qu'il a juste réussi à dire.

*   *   *

On se colle à trois. Essoufflés. Nos respirations qui se calment peu à peu. Nos cœurs qui cognent encore fort. Nus. Personne parle. On est trop étonnés. Trop... pleins. Maudit qu'on était ben.

Pis je le sens. Contre ma cuisse. Il redevient dur. Déjà.

Je me redresse sur un coude. Je regarde mon chum. Pis je lui dis, d'une voix que je reconnais à peine :

— J'veux que tu la baises.

Véro tourne la tête vers moi. Elle sourit, un sourire paresseux. Elle écarte un peu les jambes. Comme une invitation.

Il s'approche d'elle. Doucement. Il commence par la manger un peu — sa langue lente, qui la goûte, qui la prépare. Mais elle est déjà prête. Depuis longtemps. Elle gémit. Ses mains s'enfoncent dans ses cheveux. Il se redresse. Il déchire d'un coup sec l'enveloppe du condom avec ses dents, puis il l'enfile facilement. Il entre en elle. Doucement. C'est plus doux, cette fois. Plus lent. Comme si on avait tout le temps du monde. Il était doux avec elle.

J'aimais ça.

Moi, je me couche à côté d'eux. Je me caresse doucement. Deux doigts qui tournent lentement. C'est rare que je jouis deux fois. Rare en maudit. Mais là... là, j'ai comme le goût.

Je les regarde. Mon chum qui entre et sort de Véro. Ses hanches qui roulent. Ses mains qui pétrissent ses seins. Elle qui gémit sous lui, qui se cambre. Pis ça m'excite. Ça m'excite en maudit de les voir. Mon homme qui baise une autre femme, devant moi. Pour moi.

Je me caresse au rythme de leurs corps. Je synchronise mes mouvements aux leurs. J'aime ça. Beaucoup même. Je sens que ça monte. Encore. Comment ça déjà. Aussi vite. Une deuxième fois. J'avais jamais fait ça — jouir juste en regardant.

— Ah oui... J'viens!

Pis ça me prend. Une vague plus douce, cette fois. Qui me traverse lentement. Qui me fait trembler contre le matelas. Véro me regarde jouir. Elle me sourit en mordant sa lèvre d'en bas. Elle tend la main vers moi, pis je la prends. Nos doigts entrelacés pendant que mon chum la baise. Le bruit mouillé, le flac flac de leurs sexes m'avait fait jouir bien plus vite que je m'y attendais. Ça remplissait la chambre. On entendait que ça, et nos gémissements.

Lui, il est pas loin. Je le vois à son souffle qui s'accélère. Je le connais mon homme. Ses coups qui deviennent moins réguliers. Il me regarde. Il attend. C'est notre jeu, ça. C'est moi qui décide comment il vient quand il en baise une autre.

Je le regarde droit dans les yeux :

— Viens sur ses seins.

Il grogne, un son sourd, animal. Il se retire. Il arrache son condom. Pis il jouit sur les seins de Véro. Ça gicle sur sa peau, coup à coup, ça dégouline entre ses seins. Elle se cambre. Elle gémit. Ses mains qui s'enfoncent dans ses propres seins, qui étalent son jus sur sa peau.

Pis moi, comme une affamée, pour lui, je me penche sur elle. Je lèche. Je lèche le sperme de mon homme sur ses seins. Comme dans les films qu'on a vus. Sa peau salée. Son goût mélangé au sien. On s'embrasse. C'est tellement cochon.

On reste là. Les trois. Enchevêtrés. Le corps qui vibre encore. Les jambes molles. La tête légère. On s'embrasse encore. Pour vrai. Des baisers lents. Profonds. Pis ça goûte... le sexe. Ça goûte nos chattes, son sperme, la sueur, tout mélangé sur nos langues. C'était cochon. C'était bon. C'était parfait. C'était notre première fois… Et sûrement pas la dernière.

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